L’œil de Fénelon

Édition printemps 2025-2026
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La puff, symptôme d’une génération en quête d’identité

Édition printemps • Auteur : Aaron Civel et Adib Korti

Photos de puffs

(Photo par Iryna Piskova)

« Je fume la puff juste parce que j’aime bien ça. »
Si vous avez vu passer des questionnaires, vu des gens se faire interviewer, ou si vous avez vous-même été interrogé au sujet de la puff, sachez que tout cela a été réalisé dans le cadre d’une étude sociologique liée à la consommation de puffs chez les lycéens. Cette étude nous a permis de comprendre que cette fameuse phrase, répétée par bon nombre de camarades lycéens, était fausse.
Dans cet article, nous allons donc vous livrer ce que notre étude a permis de mettre en lumière, notamment sur les vrais vecteurs de la consommation de puffs.
Pour débuter, il est important de rappeler que le tabac fait 800 000 morts par an. En effet, 20 % des cancers sont liés au tabac, ce qui en fait la première cause de mortalité évitable. Mais ce qui est intéressant à analyser, c’est que la corrélation entre la consommation de tabac et d’e-cigarette est importante. Ainsi, à 17 ans, 70 % des vapoteurs déclarent fumer non seulement parallèlement mais aussi quotidiennement du tabac. Une vaste analyse regroupant 56 études scientifiques a mis en évidence le fait que les jeunes vapoteurs sont environ trois fois plus susceptibles d’initier une consommation de tabac que ceux qui n’ont jamais utilisé de cigarette électronique. Ces chiffres s’appuient notamment sur les travaux relayés par Euronews, qui soulignent l’effet passerelle du vapotage vers d’autres produits addictifs.
Ainsi, la puff constitue une véritable porte d’entrée à la consommation de tabac, rendant sa pratique d’autant plus préoccupante sachant qu’aujourd’hui 70 % des moins de 21 ans affirment avoir déjà consommé une e-cigarette.
Il apparaît donc comme crucial de s’intéresser aux facteurs expliquant que tant de jeunes puissent sombrer dans cette pratique qui peut s’avérer à haut risque.

Contexte d’apparition

La cigarette électronique jetable, plus communément appelée puff, ce qui signifie littéralement « bouffée » en anglais, est à l’origine un outil conçu pour arrêter de fumer. Elle a depuis été largement reprise par les mineurs pour son aspect récréatif : les puffs sont très colorées et souvent aromatisées. Inventées en 2019 en Californie, elles rencontrent rapidement un franc succès aux États-Unis avant d’arriver sur le marché français en 2020.
Face à la part importante de jeunes consommateurs, nous nous sommes alors demandé quels facteurs économiques pouvaient pousser les adolescents à sombrer dans une pratique à la fois addictive et nocive pour la santé.

Arrêter ou commencer de fumer : le rôle des lobbys dans l’addiction à la nicotine et la généralisation de la puff

À l’origine conçues pour diminuer la dépendance à la nicotine, les cigarettes électroniques jetables n’auront pourtant pas mis longtemps à devenir des instruments de marketing des lobbys, avec notamment l’ajout de nicotine. Derrière une image plus « saine » et « meilleure pour la santé », la puff n’est qu’un moyen de fumer supplémentaire avec les mêmes effets nocifs sur le corps humain : les jeunes vapoteurs présentent un risque accru de développer de l’asthme, avec une probabilité de diagnostic supérieure de 20 à 36 % comparée aux non-utilisateurs. Les cas de toux persistante, de gêne respiratoire et de bronchite apparaissent dès les premiers mois d’usage. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait être amenés à penser, la puff contient bel et bien de la nicotine et même souvent plus que dans les cigarettes classiques. Ces grandes quantités créent une véritable addiction à la puff et à tout autre instrument servant à fumer, et ont également pour conséquence la normalisation de son usage.
Mais l’utilisation que font les lobbys de la puff ne s’arrête pas là, puisqu’ils jouent un rôle important dans l’augmentation et la normalisation de la consommation de la puff chez les adolescents : on observe aujourd’hui une augmentation marquée de l’usage de la cigarette électronique, évolution ne pouvant être analysée sans prendre en compte l’action des lobbys de l’industrie du tabac. Les grands groupes cigarettiers, tels que Philip Morris, historiquement producteur de cigarettes classiques, se sont massivement investis dans le marché de la e-cigarette, développant des modèles attractifs, personnalisés, souvent très colorés ou aromatisés.
L’objectif est ici d’attirer des adolescents et de créer une dépendance précoce à la nicotine, avec l’idée que ces jeunes consommateurs deviendront ensuite des acheteurs réguliers de produits nicotiniques, comprenant les cigarettes classiques.

Marketing et esthétique

Dans son communiqué de presse publié le 21 novembre 2024 sur la perception et l’usage de la puff chez les 13-16 ans, Contre-Feu (anciennement l’ACT, l’Alliance contre le tabac) fait le constat suivant : « Alors même que la vente de ce produit est interdite aux mineurs, une plus grande proportion d’adolescents indique avoir déjà acheté une puff (9 % soit près de 1 sur 10) contre des cigarettes électroniques (7 %) ou des cigarettes classiques (6 %). L’achat est perçu comme étant relativement aisé puisqu'un quart d’entre eux estime qu’il est facile de s’en procurer. » Cette facilité déconcertante avec laquelle les jeunes s’en procurent s’est retrouvée dans de nombreux témoignages de la part de nos camarades, la faute à une législation trop faible et à des « pakpak » très peu regardants. À cela s’ajoutent des prix attractifs, très peu élevés (une puff coûte entre 14,90 € et 19,90 €), ce qui renforce la facilité de s’en procurer, et par la même occasion les ventes illicites ainsi que les échanges entre consommateurs.
La stratégie commerciale mise en œuvre par les fabricants de puffs repose en premier lieu sur les arômes, qui se veulent variés et originaux, faisant notamment référence à des confiseries, des fruits, des crèmes glacées. Une étude menée par Pepper, Ribisl et Brewer parue en 2016 met en avant l’attrait des jeunes pour les arômes de bonbons, fruits et menthol ainsi que le fait que les adolescents pensaient que les cigarettes électroniques aromatisées aux fruits étaient moins nocives pour la santé que celles aromatisées au tabac. Cet attrait des jeunes pour les arômes se confirme puisque dans son enquête sur la perception et l’usage de la puff chez les 13-16 ans, l’ACT fait le constat que « pour plus de la moitié des adolescents ayant déjà entendu parler de la Puff, les goûts, originaux et fruités, représentent le premier argument les poussant à tester la Puff. » Cet aspect esthétique de la puff est tout sauf négligeable lorsque l’on regarde la prédominance des paramètres esthétiques dans notre société, due notamment au phénomène d’individualisation où les individus cherchent à affirmer leur singularité. L’esthétique est donc un levier efficace pour permettre aux individus de se différencier les uns des autres, et en particulier dans notre génération où les réseaux sociaux ont renforcé le regard social : l’apparence devient un facteur clé du capital social car il permet à l’individu d’être perçu positivement grâce à son esthétique.
Nous nous sommes intéressés aux aspects plus économiques de la consommation, intéressons-nous maintenant aux facteurs sociologiques.

Une socialisation changeante

Au cours de notre étude, nous avons tenté d’identifier les différents facteurs sociologiques et, parmi eux, les différentes instances de socialisation pouvant expliquer l’augmentation de cette consommation. Notre premier réflexe a donc été de nous diriger vers le berceau de la socialisation : la famille.
En effet, la famille joue un rôle primordial à deux échelles, premièrement parce que c’est la famille qui donne les normes et les valeurs à la base de la socialisation d’un individu ; ensuite, parce qu’elle transmet son milieu social à l’individu, ainsi que l’habitus, théorisé par le sociologue Bourdieu, qui désigne l’ensemble des dispositions qui orientent les comportements de l’individu et agissent comme une matrice de perception et d’action pour l’individu. Nous sommes allés vérifier s’il existait bien un lien entre les pratiques d’un foyer et la consommation par le biais d’un questionnaire qui nous a permis de récolter 200 réponses. Résultat : en croisant les chiffres de notre questionnaire, on remarque que parmi les individus vivant dans un foyer où la puff est présente, 52,6 % déclarent la consommer. En revanche, lorsque la puff n’est pas présente dans le foyer, cette proportion descend à 19,4 %. La proportion de consommateurs est donc environ 2,7 fois plus élevée dans les foyers où la puff est présente. On observe donc une corrélation positive entre la présence de la puff dans le foyer et la consommation individuelle. En croisant encore une fois les chiffres du questionnaire, on s’intéresse au rapport entre la perception de la puff et la famille. Parmi les individus vivant dans un foyer où la puff est présente, 49,1 % estiment que la puff est dangereuse, contre 43,75 % lorsque la puff n’est pas présente dans le foyer. Il y a donc une différence de 5,35 points de pourcentage. On observe ainsi une corrélation entre l’environnement familial et la perception du danger lié à la puff.
La famille joue donc bel et bien un rôle dans la diffusion de la puff. Toutefois, ce qui ressort de notre enquête, c’est que si la famille exerce une influence importante sur les individus à l’école primaire ou au début du collège, il est plus difficile d’affirmer que cette influence perdure au lycée. De nombreux témoignages soulignent en effet une perte progressive de l’influence familiale au cours des années de lycée. On peut ainsi dire que l’influence de la famille tend à diminuer dès l’entrée au lycée, au profit d’autres instances de socialisation.
En effet, la famille ne peut pas expliquer à elle seule la hausse de cette pratique de « vapotage ».
De surcroît, une contradiction apparaît : comment la famille, instance avec laquelle les individus ont le plus de liens sociaux, se retrouve-t-elle contredite par des adolescents conscients du danger, avec des normes parfois contraires aux normes qu’elle a pu transmettre vis-à-vis de la consommation de la puff ?

L’emprise des instances de socialisation modernes sur les jeunes

Selon le sociologue Dominique Pasquier, les réseaux sociaux ont acquis un rôle fondamental dans la construction des règles de conduite chez les adolescents, et sont devenus de véritables lieux d’apprentissage social qui influencent la manière dont les jeunes pensent, agissent et perçoivent le monde. Le problème, c’est que cet apprentissage se fait souvent sans recul ni esprit critique.
Les plateformes amplifient massivement certains comportements : selon l’étude Digital 2023, 6 adolescents sur 10 déclarent avoir découvert la puff par des contenus publiés par des influenceurs. Or, ces contenus ne reposent sur aucune information sérieuse. Il suffit que quelques influenceurs en parlent vaguement en bien, sans jamais évoquer les effets nocifs, pour que le produit devienne désirable aux yeux des adolescents. Les vidéos sont dénuées de toute argumentation et représentent parfaitement la culture du vide. Si des parents pensent que leurs adolescents subissent la manipulation de quelques influenceurs aux tactiques bien rodées, et bien non. Les jeunes peuvent être entraînés dans cette pratique par des vidéos plus absurdes que ridicules : des concours de fumée, « tricks » où les lycéens semblent être impressionnés par un adulte qui reproduit des chutes d’eau avec la fumée qu’ils ont aspirée. Oui, on en est réellement arrivés là : mettre sa santé en jeu pour prouver qu’on sait produire une forme de fumée vaguement esthétique… Diffusées quotidiennement sur TikTok, Instagram ou Snapchat — rappelons que 80,7 % des moins de 20 ans utilisent les réseaux sociaux — ces images transforment un comportement marginal en phénomène de mode. L’esprit critique disparaît au profit de la reproduction mécanique de ce qui est vu, liké, partagé.
Ce n’est donc pas seulement la puff qui pose problème, mais la facilité avec laquelle une partie des adolescents adopte des comportements dangereux simplement parce qu’ils ont été validés par des écrans. À ce stade, la question n’est plus « pourquoi aiment-ils la puff ? », mais « comment ont-ils pu en arriver à confondre imitation et identité ? »

Les jeunes en proie à la pression sociale

Un autre facteur semble couler de source : les pratiques des jeunes vis-à-vis de la puff sont grandement influencées par la normalisation et les pratiques des groupes de pairs. Que ce soit lors de soirées, de bals, ou même au lycée, l’adolescent peut être confronté à un dilemme : vaut-il mieux suivre l’éducation reçue dans la famille ou à l’école, où il a été sensibilisé aux dangers, ou bien se conformer aux pratiques du groupe ?
En effet, le groupe de pairs exerce une influence forte. Face à ce dilemme, l’adolescent adopte souvent un raisonnement qu’il estime rationnel et va opérer un calcul coût-avantage, en pesant les risques perçus face aux bénéfices sociaux immédiats. Les consommateurs savent que fumer est nocif, mais ils ont face à eux de nombreux avantages perçus. Les adolescents sont en quête d’identité. Ils se situent dans une période où opèrent de nombreuses bifurcations : ils sont confrontés à des choix, et l’individu va donc chercher le plus possible à apprendre de ce qui l’entoure. C’est ce que Howard Becker appelle l’apprentissage social par imitation.
Prenons le témoignage d’une lycéenne qui nous explique qu’elle a refusé de consommer la puff lors d’une soirée. L’exclusion qui en a suivi n’était pas explicite, mais elle a tout de même été mise à l’écart par l’incapacité de participer à l’amusement collectif et aux discussions autour des puffs. De plus, elle dit avoir subi un étiquetage de personne « pas drôle », voire « chiante ». En refusant, la jeune fille prend donc le risque de se voir exclue à d’autres occasions. On pourrait alors se dire que ce n’est pas si grave. Pourtant, une étude a montré que l’ostracisme social activait les mêmes circuits neuronaux que les châtiments corporels. Ainsi, l’ostracisme social peut constituer un véritable traumatisme chez les adolescents, les poussant à céder à cette pratique.
Néanmoins, ce témoignage semble représenter une minorité des cas. De plus, il existe un certain apprentissage de la consommation de la puff : les jeunes apprennent que fumer la puff équivaut à être stylé et s’approprient cette norme en l’adoptant. Mais faire cela, c’est aussi entraîner les autres, et cette acceptation peut avoir des conséquences graves. En effet, à partir d’un autre témoignage, un parallèle frappant nous a été rapporté, similaire au cas du harcelé devenant harceleur. L’individu qui a été marginalisé parce qu’il refusait de consommer peut, une fois intégré, adopter la pratique à son tour. Pire encore, il peut se mettre à encourager les autres à consommer, voire à faire peser, sur ceux qui refusent, la même pression sociale dont il a lui-même été victime. Ce mécanisme rend la situation d’autant plus cruelle : par simple volonté de considération sociale, certains adolescents sont prêts à se mettre en danger, en entraînant sans remords leurs amis dans cette pratique.

Un calcul coût-avantage douteux

Comment expliquer qu’un lycéen, qui en son âme en conscience est au courant du danger que représente la puff, peut se mettre à la consommer ? Une première explication peut alors être avancée en s’intéressant aux bienfaits que les lycéens pensent que la puff leur apporte.
En effet, cela peut faire allusion au calcul « coût-avantage » utilisé en économie ; pour décider s’il achète ou non un bien, le consommateur doit déterminer si l’utilité qu’il pourra retirer de l’objet est supérieure au prix de celui-ci. Nous effectuons tous ce calcul au moindre achat, avec, certes, plus ou moins de lucidité. La puff ne représente au final qu’une consommation parmi d’autres : si nous calquons ce principe sur les fumeurs de puffs, cela signifie que tous ces consommateurs ont déterminé qu’il leur était bénéfique de fumer en dépit des risques encourus. Mais comment peuvent-ils développer cette manière de penser ? Selon eux, la santé physique et mentale est-elle donc moins importante que le plaisir de fumer ? Un plaisir éphémère, soulignons-le.
Vous en conviendrez, aucune personne rationnelle en connaissance de cause ne peut être amenée à penser cela. Évidemment, tous les fumeurs ne sont pas conscients des conséquences du « vapotage », et il peut être judicieux d’y voir ici un manque de prévention. Beaucoup aussi en ont connaissance mais sont sous l’emprise de l’addiction ; difficile alors d’arrêter de soi-même et une aide peut se révéler nécessaire. Aussi, certains fumeurs, une part non négligeable, suivent l’effet de groupe et succombent à la pression sociale, comme précédemment évoquée. Mais d’autres encore, peut-être un peu tous au fond, restent focalisés sur le court terme ; c’est-à-dire qu’en n’ayant aucune vue sur le futur, l’humain se concentre sur le présent, et c’est tout naturel. Le problème survient lorsque le plaisir devient omniprésent dans le présent. Les fumeurs de puffs restent alors concentrés sur les moyens de se procurer ce plaisir, soit en consommant la puff, sans élargir leur pensée à l’avenir, quand ils subiront les conséquences du vapotage, quand le futur deviendra présent et que l’état de leur corps et de leur santé mentale se sera dégradé. Ce constat peut s’élargir à tout type de source de dopamine avec des conséquences physiques néfastes à plus ou moins long terme : drogues en tout genre, nicotine, écrans…
Le fait que la hausse de consommation de la puff soit significative, notamment auprès des adolescents, pose une nouvelle question : les jeunes, au comble de l’addiction, manquent-ils donc de projection future ? Si la puff est aujourd’hui une pratique presque essentiellement présente chez les jeunes, c’est peut-être parce que ce manque de vue sur le futur est caractéristique de l’adolescence, cette période par laquelle tout le monde se sent éloigné et déconnecté de la réalité, et où l’on est enfermé dans une bulle d’insouciance.

Notre théorie : l’habitus de la puff

Il serait incorrect de parler d’habitus au sens de Bourdieu pour désigner l’habitus de la puff, pourtant les fumeurs de puffs semblent de plus en plus se faire catégoriser au sein du lycée. Combien de fois n’a-t-on pas entendu le terme « le fumeur de puffs » pour désigner de manière péjorative les consommateurs. Fumer semble ainsi entrer dans un packaging préconçu d’individus souvent influençables et avec une confiance en eux assez faible qui cherchent à se ranger et ainsi se sentir intégrés dans la société. On observe une corrélation entre les groupes d’individus fortement différenciés, comme les 92i et « les mecs du 16 », qui sont des groupes qui se reconnaissent et sont reconnus par les autres surtout par leur style vestimentaire. Cela montre que la consommation de puffs et le besoin d’appartenance sont très fortement liés.
Toutes ces puffs, soirées et substances que l’on consomme pour se sentir exister… C’est effroyable et fascinant à la fois. Les lycéens, et les jeunes de manière générale, semblent mis en assignation par une vision du bonheur qu’on leur a préfabriquée. Le problème ? On se cloisonne dans des artifices et on cache notre médiocrité et notre incapacité à aimer les vraies choses en appelant ça « vivre », « profiter de sa jeunesse » ou d’autres expressions toutes aussi crédules les unes que les autres.

Alors, certains diront que profiter de sa jeunesse est important. Mais à quoi bon être heureux le temps d’une soirée si c’est pour être en dépression pour le reste de sa vie ? Ce qui est dramatique, c’est que ces termes ne relèvent même pas d’une hyperbole : les puffs semblent liées à un état de dépression. Plusieurs études évoquent des risques accrus de dépression, d’idées suicidaires et de troubles du sommeil liés à la consommation de puffs. Le bonheur n’est pas en sucre et encore moins en plastique.
Ainsi, la pratique de la puff ne peut pas se résumer à un simple choix dicté par notre propre conscience. Dire « je fume la puff juste parce que j’aime bien ça », c’est nier la multiplicité de facteurs factuels qui agissent sur vous et entraînent accessoirement la détérioration de votre santé, mais aussi de votre dignité. Consommer la puff, c’est céder lâchement à quelques vulgaires méga compagnies qui veulent se faire de l’argent sur votre dos, mais aussi aux pressions qu’un soi-disant « groupe d’amis » aura fait peser sur vous.

SOURCES :
Teen vaping linked to higher risk of smoking, marijuana, and alcohol use, study finds - Euronews
Perception des produits du tabac et de la nicotine chez les 13/16 ans - Contre-Feu
Le vapotage passif est-il dangereux pour la santé ? - Science et vie